Devenir entrepreneur : comment développer les bonnes compétences de Taylor Pearson

Bienvenue au deuxième article dédié au livre « Il est temps d’entreprendre » de Taylor Pearson, dans lequel l’auteur explique comment les compétences typiques d’un entrepreneur, la prise d’initiative et la capacité à s’adapter au changement, représentent un atout considérable dans le monde d’aujourd’hui.

Dans l’économie de l’entrepreneuriat, vers laquelle nous sommes en train de transiter, posséder ces 2 compétences permet de bénéficier de toutes les opportunités qui naissent de la technologie et de la mondialisation.

 

Dans l’article précédent dédié à ce livre, vous retrouvez les 4 étapes fondamentales de l’histoire de l’économie dans le monde : en commençant par l’économie agricole, en passant par l’économie industrielle puis à l’économie de l’information pour arriver, maintenant, aux portes de l’économie de l’entrepreneuriat.

Dans chacune de ces étapes, le pouvoir et la richesse se sont retrouvés dans les mains de ceux qui possédaient le facteur limitant, la ressource rare dans chaque économie.

C’était la terre pour l’agriculture, le capital pour l’industrie, et la connaissance pour l’information.

 

Dans l’économie de l’entrepreneuriat, la ressource rare est la prise d’initiative et la capacité à s’adapter au changement.

Contrairement à la terre et au capital, qui étaient souvent héritées, les deux qualités de l’entrepreneur sont des compétences que tout le monde peut acquérir. Elles peuvent s’apprendre avec la pratique, et chaque individu y a accès.

Il n’y a même pas besoin de pouvoir fréquenter des bonnes universités, comme c’était le cas pour la connaissance. Aujourd’hui, chaque individu dispose d’opportunités inimaginables il y a juste une génération.

 

Nous ne réfléchissons pas dans ces termes, mais l’esprit d’entrepreneuriat est en effet une compétence, une ressource que nous  pouvons acquérir et dans laquelle nous pouvons investir, de la même manière que nous pouvons acquérir et investir dans un diplôme universitaire, ou acquérir et investir dans les actions d’une société cotée en bourse.

Nous pouvons donc investir dans l’esprit de l’entrepreneuriat grâce à nos décisions, à nos choix de vie.

 

Même en étant salarié, nous pouvons choisir de nous impliquer davantage dans notre travail, proposer des nouvelles initiatives, prendre plus d’autonomie. Nous pouvons prendre la responsabilité d’un nouveau projet, plutôt que répondre : « ce n’est pas mon boulot ».

Nous pouvons choisir un travail dans une position plus junior, moins bien payée, parce qu’elle nous permet de connaître une industrie qui nous intéresse, de développer un nouveau réseau de connaissance, d’apprendre des nouvelles compétences.

 

Les opportunités créées par la technologie

Avec les avancées de la technologie et d’Internet de ces dernières années, les risques associés à l’entrepreneuriat ont baissés significativement.

 

Il y a d’abord le coût nécessaire pour créer une activité : souvent, il est aujourd’hui 100 fois moins élevé qu’il y a 10 ans. L’émergence de l’économie du partage (la sharing économy, en anglais), permet d’optimiser significativement l’utilisation des ressources. Si vous souhaitez créer un site web, par exemple, vous n’avez plus besoin d’investir des milliers d’euros dans l’achat d’un serveur, d’autres milliers pour le logiciel, et encore des milliers pour une fibre optique.

Avec des services d’hébergement et les logiciels libres, vous pouvez démarrer avec quelques dizaines d’euros.

Et vous gagnez aussi en qualité : puisqu’elles ont un coût très faible, vous pouvez utiliser les meilleurs solutions du marché.

 

Ensuite, il y a la facilité à rentrer en contact avec des clients potentiels : pour un nouveau business, la vente et le marketing représentent des enjeux essentiels.

Il y a une génération, si on voulait faire connaître un nouveau produit, on pouvait par exemple faire une publicité sur un journal (et obtenir une visibilité locale pour un prix déjà important), ou alors passer une annonce à la télé, qui permettait une visibilité à large échelle, mais à des coûts accessibles uniquement à des grandes entreprises.

Aujourd’hui grâce à Youtube ou a Facebook, vous avez la possibilité d’atteindre des personnes dans le monde entier, de manière gratuite ou presque.

 

La possibilité de créer des produits ou de services à un coût beaucoup plus faible, et de vous faire connaître à un public plus large aussi pour pas cher, permet de rendre rentables de produits de niches qui étaient inenvisageables par le passé.

Si vous êtes passionnés de vélo d’époque par exemple, difficilement vous auriez pu créer un business durable dans un monde sans internet. A part 2 ou 3 amis aussi passionnés que vous dans votre ville, quelles chances auriez vous eu de trouver d’autres clients ?

C’est par contre tout à fait possible aujourd’hui. Ce n’est peut être pas simple, il y aura du travail à faire, mais c’est possible.

 

Les 2 méthodes pour s’approcher à l’entrepreneuriat

Si vous souhaitez développer les compétences d’un entrepreneur, deux méthodes commencent à voir le jour : la marche d’escalieret l’apprentissage.

 

Emprunter la méthode « marche d’escalier » signifie se rapprocher à l’entrepreneuriat par de petites étapes successives, sans besoin d’abandonner notre vie d’avant pour se lancer.

Selon cette méthode, la première étape est de lancer un premier produit et le vendre via un seul canal : un blog, ou de la publicité sur Google ou Facebook, par exemple, sans révolutionner votre vie.

La deuxième étape est de continuer à lancer suffisamment de produits pour pouvoir récupérer votre temps : en démissionnant de votre travail, par exemple, ou en abandonnant votre activité de consultant.

Le temps que vous récupérez vous permet de passer à la troisième étape : vous pouvez créer des produits plus grands, mener des projets plus ambitieux.

 

Beaucoup d’entrepreneurs du web ont suivi ce parcours : ils ont commencé avec une activité indépendante à côté de leur travail, ils sont ensuite passé à une activité indépendante à temps plein, pour ensuite réaliser leurs propres produits.

Même si les premiers projets à l’étape une ou deux ne se transforment pas dans un succès commercial, ils permettent de faire de l’expérience et de nouer des relations qui seront utiles pour le projet suivant.

 

Les faibles coûts de départ et les faibles risques associés permettent de devenir entrepreneur par étapes. Cela ne veut pas dire que c’est simple : il faut toujours monter l’escalier. Mais au moins on n’est plus obligés de le faire en un seul bond.

 

L’autre méthode qui revient est celle de l’apprentissage. Au moyen âge, un jeune qui souhaitait apprendre un métier, travaillait dans l’atelier d’un maître pendant 7 ans avant de pouvoir travailler en indépendants.

Cela permet d’être en contact rapproché d’un professionnel affirmé d’un domaine qui nous intéresse, de le voir travailler, d’en apprendre rapidement les méthodes et les secrets, de créer en même temps son propre réseau, avant de se lancer en autonomie.

Si dans la méthode précédente l’activité principale permet de couvrir ses besoins lors les premières étapes, dans cette méthode on aligne la source de revenu principale avec le développement des compétences et des relations qui nous intéressent.

 

Les 3 facteurs de motivations

Il y a trois facteurs principaux qui guident nos choix professionnelles : l’argent, la liberté et le sens.

Plusieurs études montrent que une fois atteint un revenu d’environs 60-70 milles euros par an, l’argent cesse d’être une source de motivation. Dès que l’on atteint un niveau de vie confortable, les 2 seuls facteurs de motivation qui restent sont la liberté et le sens.

 

Concernant l’argent, dans le livre l’auteur fait référence aux équations pour la richesse présentées par MJ de Marco dans son livre « la voie express pour la richesse ». J’ai réalisée 2 vidéo sur ce livre : je vous conseille de les regarder à nouveau.

 

En tant qu’individus et espèce, l’homme recherche toujours la liberté. Et une fois atteinte, il en veut davantage. Le choix de plus de flexibilité d’horaires et de travail à distance en échange d’un salaire plus bas devient de plus en plus commun. Si on doit choisir plus d’argent ou plus de liberté, on choisi souvent plus de liberté.

Si le travail de cadre dans une entreprise consiste à résoudre des problèmes même complexes ou à définir les tâches pour d’autres, un entrepreneur choisit quel est le problème à résoudre et créé une nouvelle réalité pour les autres. A nouveau, plus de liberté !

 

La recherche de sens est peut-être le motivateur le plus puissant de tous.

En tant qu’êtres humains, nous avons une tendance innée à rechercher la nouveauté et les défis, pour exercer et développer nos capacités, pour explorer et apprendre. Notre tendance naturelle est de chercher à nous dépasser, à réaliser un travail avec de plus en plus de valeur.

 

Pourquoi nous ne ressentons pas cette motivation dans notre travail quotidien ? Le système de récompense typique dans l’entreprise traditionnelle est basé sur des récompenses externes : un salaire, des primes, des promotions. L’efficacité de ces leviers devient de plus en plus limitée, nous nous sentons contraints de réaliser les tâches qui nous sont demandées.

 

Les leviers de motivation plus puissants, par contre, sont intrinsèques : nous devons sentir la liberté de réaliser des choses qui sont importantes pour nous. C’est l’état d’esprit qui caractérise l’entrepreneur.

Ce qui est intéressant est que le contexte économique et social actuel a atteint un point où notre envie naturel de grandir et nous dépasser en adressant des problèmes intéressants correspond à ce que le marché nous demande.

Trouver du sens dans votre travail n’est pas seulement épanouissant. C’est une stratégie business rentable.

 

Qu’est-ce que vous pensez de la vision de l’auteur sur l’évolution des carrières professionnelles ?

Est-ce que vous appliquez ces approches pour développer vos compétences et vos opportunités ?

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