Faut-il avoir du succès pour être heureux ? Comment devenir un optimiste contagieux de Shawn Achor

Il y a une formule que tout le monde a appris pour être heureux : travailles dur et tu auras du succès. Et une fois que tu auras du succès, tu seras heureux.

Le problème avec cette formule est qu’elle est erronée.

Regardez l’animation :

 

Avec chaque objectif que nous atteignons, après un bref moment de bonheur, la barre s’est déjà déplacée et nous repartons à la poursuite de l’étape suivante.

 

Shawn Achor, auteur du livre « Comment devenir un optimiste contagieux », est psychologue a Harvard.

Il a toujours été fasciné par le fait que cette université, qui accueille les étudiants le plus brillants des Etats Unis et du monde entier, et qui donne des magnifiques opportunités professionnelles, n’est pas plus protégée du malheur que d’autres endroits moins privilégiés. Des sondages montrent que 4 étudiants sur 5 connaissent des épisodes de dépression pendant l’année scolaire, et que pour 50% d’entre eux les conséquences impactent leur vie quotidienne.

 

Les 7 principes pour la réussite

Grâce à plus de vingt ans de recherches et d’études, l’auteur a été capable d’isoler 7 concepts spécifiques, pragmatiques, et prouvés qui prédisent le succès et la réussite.

Les 7 concepts sont les suivants :

  1. L’avantage du bonheur
  2. Le levier et le point d’appui
  3. L’effet tetris
  4. Le rebond
  5. Le cercle de Zorro
  6. La règle des 20 secondes
  7. L’investissement social

 

J’ai lu ce livre plusieurs fois, à chaque fois j’ai apprécié son contenu optimiste et concret.

Dans cette vidéo, vous allez découvrir les 3 premiers concepts, la prochaine vidéo sera dédiée aux 4 suivants.

 

L’avantage du bonheur

Le principe numéro 1 est l’avantage du bonheur.

Jusqu’à Copernic, tout le monde croyait que la Terre était le centre de l’univers et que le Soleil tournait autour de notre planète. Grâce à ses études, nous avons appris que cette croyance était fausse.

 

Un virage similaire est en cours aujourd’hui dans le domaine de la psychologie. Pendant des générations, nous avons été amenés à croire que le bonheur tournait autour du succès. Que si nous travaillons dur, nous aurons du succès. Et que seulement après avoir du succès, nous pourrons être heureux. Cette formule est erronée parce qu’elle est à l’inverse.

 

En réalité, c’est le bonheur qui est au centre, et le succès lui tourne autour.

Quand nous sommes heureux, quand notre état d’esprit et notre humeur sont positifs, nous sommes plus intelligents, plus motivés et par conséquence nous arrivons à des meilleurs résultats.

 

Malheureusement, malgré des décennies de recherches qui nous disent autrement, de nombreuses entreprises et leurs dirigeants continuent à s’accrocher obstinément à la fausse croyance d’avant. Certains traitent même le bonheur comme une faiblesse, comme un signe que nous ne travaillons pas assez.

 

Les scientifiques définissent le bonheur comme un bien-être subjectif, comme l’expérience d’émotions positives. Dans son intégralité, le bonheur comporte trois composants : le plaisir, l’engagement, et le sens. Ceux qui poursuivent uniquement le plaisir, n’expérimentent qu’une partie des avantages du bonheur.

 

Nombreuses données montrent que dans le domaine professionnel, des travailleurs heureux sont plus productifs, vendent d’avantage, ont des meilleures performances dans des positions de responsabilité, et sont mieux payés.

Le bonheur améliore aussi la santé physique, ce qui permet de travailler mieux et plus longtemps.

 

Des émotions positives ont un réel effet chimique : elles inondent le cerveau de dopamine et sérotonine, qui d’un côté nous font sentir bien, de l’autre augmentent nos capacités de réflexions et notre créativité.

C’est pour cela que dans le monde de travail le bonheur offre un vrai avantage. Aujourd’hui, avoir un cerveau capable de trouver des solutions novatrices et de détecter des nouvelles opportunités offre un avantage considérable par rapport à la concurrence.

 

Le levier et le point d’appui

Le principe numéro 2 est : le levier et le point d’appui. Archimède expliquait ce principe physique il y a 2000 ans : « Donnez-moi un point d’appui et un levier suffisamment long, et je soulèverai la Terre.».

 

Dans le champ de la psychologie, le même principe s’applique : nous pouvons maximiser notre potentiel grâce à :

  1. La longueur de notre levier : c’est à dire quel potentiel et quelles possibilités nous croyons avoir, et
  2. notre point d’appui : la mentalité avec laquelle nous générons le changement

 

Pour obtenir des bons résultats, se forcer n’est pas l’approche la plus efficace. Il vaut mieux profiter du principe d’Archimède : nous pouvons bouger notre état d’esprit, notre point d’appui, vers une mentalité positive.

 

Une réunion de travail, une tâche répétitive et fastidieuse peuvent paraître une perte de temps. En adoptant un état d’esprit positif, nous pouvons les transformer en un moment productif : qu’est-ce que nous pouvons apprendre en les faisant ? Comment nous pouvons les simplifier ? A quel objectif plus grand elles contribuent ?

 

Si au lieu de nous focaliser sur les résultats nous nous reconnectons au plaisir de réaliser une tâche, nous profitons d’une mentalité qui conduit à la fois à une meilleure humeur et à des meilleurs résultats.

 

De la même manière que votre état d’esprit, ce que vous pensez de vos habilités impacte vos performances : plus vous croyez que vous avez ce qu’il faut pour réussir, plus vous maximisez les chances d’y arriver.

 

Quand vous faites face à un challenge, oubliez ce qui pourrait vous manquer pour réussir. Focalisez-vous plutôt sur toutes les raisons qui vous soutiennent : vos connaissances et compétences, des circonstances similaires dans le passé où vous avez déjà réussi.

 

Encore plus important que croire dans vos habilités, est de croire que vous pouvez les améliorer.

C’est ce que la psychologue Carole Dweck appelle la mentalité de croissance ; vous pouvez en savoir plus en regardant la vidéo Mind Parachutes sur son travail.

Peu importe le niveau initial de votre talent, aptitude ou intérêt dans une activité. Vous pouvez toujours les changer et les améliorer avec l’expérience et la pratique.

 

Nos circonstances extérieures ne prédisent que 10% de notre bonheur. Le reste dépend de notre état d’esprit. Plutôt que parler de poursuite du bonheur, il est plus exact de parler de création ou construction du bonheur.

 

L’effet Tetris

Le troisième principe est l’effet Tetris.

Après avoir joué au fameux jeu vidéo pendant plusieurs heures, 3 jours d’affilée pour une expérience scientifique, les participants ont continué à voir des formes de Tetris tomber du ciel, dans leur rêves mais aussi lors qu’ils étaient réveillés.

Ce qui peut paraître une hallucination, est en réalité un processus cognitif tout à fait normal : notre cerveau aime cette répétition, mais finit par boucler sur un modèle de voir le monde.

 

Vous connaissez sûrement quelqu’un bloqué dans un modèle de pensée ou de comportement négatifs. Ce n’est pas parce qu’il est volontairement difficile ou râleur ; c’est son cerveau qui est particulièrement efficace à détecter les choses négatives.

Malheureusement, notre société et certaines professions poussent à développer un modèle négatif du monde : on cherche tout le temps des problèmes à résoudre, des situations compliquées à régler. Mais cela a des conséquences : notre créativité est limitée, notre niveau de stress augmente, notre motivation et nos habilités à atteindre des objectifs diminuent.

 

Mais de la même manière que nous pouvons entrainer notre cerveau à voir le négatif, nous pouvons aussi l’entrainer à voir du positif.

Des estimations indiquent que notre cerveau détecte à chaque instant une seul pièce d’information parmi 100. Le reste est filtré, et ce filtre peut être ajusté avec un effort conscient.

 

La manière la plus simple pour entrainer son cerveau à voir du positif est de lister, tous les soirs, 5 bonnes choses de la journée, dans le milieu professionnel ou personnel. Répété régulièrement, cet exercice oblige notre cerveau à rester constamment attentif aux événements positifs.

 

Une fois entrainés, nous profitons de 3 outils très puissants : le bonheur, la gratitude et l’optimisme.

La gratitude est essentielle pour notre bien être : les personnes qui ressentent de la gratitude sont plus énergiques, améliorent leur intelligence émotionnelle et réduisent les risques d’anxiété ou de dépression.

 

L’optimisme, quant à lui, est un prédicteur fiable des performances professionnelles. Comparées aux pessimistes, les personnes optimistes se fixent des objectifs plus ambitieux, s’efforcent d’avantage pour les atteindre et restent engagés plus longtemps face aux difficultés, toutes des attitudes qui portent à la réussite.

 

Dans cette vidéo vous avez découvert les 3 premiers principes qui permettent, d’après Shawn Achor, de devenir un optimiste contagieux et de profiter constamment des bénéfices que le bonheur peut apporter.

Etre conscient que c’est le bonheur qui porte au succès et non pas l’inverse, cultiver constamment un état d’esprit positif est une mentalité de croissance, entrainer quotidiennement son cerveau à détecter les bonnes choses de la vie permettent de prendre la bon direction.

 

Est-ce que vous appliquez déjà ces principes dans votre vie ?

Quels résultats obtenez-vous ?

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