2 conseils pour améliorer notre relation au temps

L’origine de cette vidéo est un peu différente de l’habituel. Il ne s’agit pas d’un résumé d’un livre, mais de ma propre expérience concernant la gestion du temps.

Je participe à un programme de talents au sein de mon entreprise, un groupe de managers très performants et avec beaucoup de potentiel, qui deviendront les dirigeants de l’entreprise dans quelques années.

Les organisateurs de l’événement connaissent les vidéos que je réalise sur Mind Parachutes, et m’ont proposé de réaliser une intervention de 10 minutes pour partager avec mes collègues ma propre expérience sur le rapport au temps.

J’ai pensé que mes réflexions sur ce sujet pouvaient aussi vous intéresser, et j’ai donc décidé les partager dans cette vidéo.

N’hésitez pas à me dire dans les commentaires ce que vous pensez de mes réflexions, mais aussi de ce format, beaucoup plus personnel que d’habitude.

 

Ma gestion du temps

Dans ma vie professionnelle, je suis responsable d’un département de 50 personnes, au sein d’une multinationale des télécoms. J’occupe ce poste depuis un an : je le trouve passionnant.

Les activités à réaliser et les responsabilités associées occupent une très grande partie de ma journée ; disons que je ne compte pas mes heures de travail.

En plus, depuis mars 2016, j’ai commencé ce projet fantastique de Mind Parachutes, qui me permet de partager ma passion sur le développement et les finances personnels avec une communauté aussi enthousiaste que vous !

 

Vous faire découvrir chaque semaine de nouvelles idées à travers une animation de quelques minutes correspond pratiquement à un emploi à mi-temps, qui s’ajoute à l’activité de la journée. Mais il n’est pas question pour moi de laisser ce projet de côté.

Donc, pour faire un travail d’excellente qualité à la fois en tant que manager en entreprise, et comme réalisateur des vides Mind Parachutes, l’organisation et la gestion du temps sont devenues deux aspects essentiels de ma vie.

 

Certes, quand on a une grande quantité de tâches à réaliser dans sa semaine, connaître et appliquer de techniques d’optimisation du temps aide beaucoup, et il ne faut pas les négliger.

Moi-même j’ai commencé à me coucher plus tôt et à me réveiller de bonne heure pour avancer sur les vidéos, et je profite du temps de transport entre mon domicile et mon travail pour continuer.

 

Mais les techniques ne sont que ça : des techniques !

Sa relation au temps, et la manière de l’envisager, sont encore plus importantes pour faciliter l’avancée vers ses objectifs. Il y a 2 aspects qui me semblent essentiels :

 

La gestion de l’énergie

Le premier est la gestion de l’énergie. On a beau avoir une heure disponible devant nous, si nous n’avons plus l’énergie physique, mentale ou émotive nécessaire à compléter la tâche prévue, l’heure passera et nous saurons sans aucun résultat à la fin.

 

Bien gérer son énergie signifie pour moi deux choses :

  • lors de la planification d’une journée, c’est bien de prendre en compte non seulement le temps, mais aussi l’énergie nécessaire pour bien faire une tâche
  • quand on se projette sur le long terme, il faut avoir un stock d’énergie suffisant pour continuer à assurer sa performance dans la durée.

 

Pour planifier sa journée selon son énergie, il faut apprendre à se connaître et à s’écouter.

Notre niveau d’énergie varie selon l’heure de la journée, et c’est très personnel : certains sont au taquet le matin dès le réveil, et commencent à être moins productif en milieu d’après-midi, d’autres ont besoin de temps le matin pour carburer, et atteignent leur pic d’énergie le soir.

La quantité d’énergie nécessaire pour réaliser une tâche est aussi différente d’un individu à l’autre : le travail en groupe ou solitaire, la préparation d’un dossier ou l’animation d’une réunion, sont de corvées pour certains, et de moments de plaisirs pour d’autres.

La manière optimale de gérer son énergie va donc être différente d’une personne à l’autre. Et pour y arriver, il faut se connaître et s’écouter.

 

Alimenter son énergie physique, mentale et émotive

Pour avoir toujours un stock d’énergie bien rempli sur le long terme, nous devons nous occuper de ses réserves d’énergie physique, mentale et émotive.

Sur ces aspects aussi chaque personne est unique, et on peut se ressourcer via des activités différentes. Je souhaite tout de même partager avec vous les conseils les plus communs que j’ai retrouvé dans les livres sur ce sujet.

 

  • Concernant l’énergie physique, trois aspects reviennent régulièrement : l’activité physique, le sommeil, et l’alimentation. Bouger régulièrement et faire du sport, se coucher tôt pour se réveiller reposé le lendemain, privilégier une alimentation équilibrée sont des bonnes habitudes à développer pour disposer d’un bon niveau d’énergie physique dans la durée. En investissant un peu de temps pour nous occuper de notre corps, nous pouvons en gagner par la suite grâce à une énergie découplée pour compléter les tâches à faire.

 

  • Pour optimiser son énergie mentale, un des outils les plus puissants est de créer des habitudes. Les habitudes nous permettent de réaliser beaucoup d’activité de notre journée sur pilote automatique, et en ce faisant, d’économiser beaucoup de nos réserves mentales. Quand vous vous levez le matin, très probablement vous prenez votre petit déj et votre café, vous vous habillez, vous brossez vos dents dans un ordre spécifique, toujours le même. Vous ne vous posez pas chaque jour la question de comment vous rendre au travail : vous prenez votre chemin habituel, sans y penser. La même chose arrive pour beaucoup d’autres activités de la journée : nous les réalisons en pilotage automatique en économisant de l’énergie. Le problème est que nos habitudes se sont souvent installées de manière inconsciente, sans les avoir choisies. Si nous y prêtons plus d’attention, nous pouvons les modifier et les adapter pour qu’elles nous aident à atteindre nos objectifs.

 

  • Concernant son énergie émotive, un de moyens le plus efficaces que j’ai trouvé pour l’économiser pendant la journée, est d’accepter vraiment ses priorités. Nous avons tous beaucoup plus de choses à faire que de temps pour les réaliser. Nous sommes donc obligés à faire des choix, de prioriser certaines choses et d’en éliminer à d’autres. Ce processus de choix est souvent douloureux, et il n’est pas simple d’accepter que des choses que l’on aimerait faire vont devoir attendre, voir ne seront pas fait du tout. Sans accepter jusqu’au bout nos choix, nous nous traînons un sentiment de culpabilité de ne pas réaliser certaines choses, et cela draine une énorme partie de notre énergie émotive. Se sentir coupable ne va pas changer le fait que nous n’allons pas réaliser une tâche donnée. Il vaut mieux prendre un peu de temps et faire la paix intérieure avec cette situation, plutôt que de se trainer éternellement avec ce poids énorme.

 

La gestion de son agenda : priorité aux priorités !

Le deuxième aspect qui me parait essentiel pour avoir une bonne relation avec le temps concerne la tendance, très développée surtout dans le monde occidental, de remplir notre agenda au maximum.

Etre très occupé, être surbooké, c’est très valorisé par la société.

 

Etant ingénieur de formation, j’ai appris à vouloir optimiser n’importe quel système. Et ma gestion du temps pouvait sûrement être optimisée.

J’ai toujours pensé que devenir un pro de la gestion du temps voulait dire 2 choses :

  • Optimiser chaque journée de travail à la minute près
  • Presser chaque jour jusqu’à la dernière goutte de son efficacité.

Evidemment, cette vision est irréaliste et inatteignable.

Conséquence : pendant plusieurs années, j’ai trainé un sentiment d’insatisfaction et de culpabilité de ne pas réussir à mettre en pratique, sauf de manière sporadique, ce que je considérais être une bonne gestion du temps.

 

En lisant le livre « Priorité aux priorités » de Stephen Covey, j’ai finalement compris l’origine de cette insatisfaction.

La gestion du temps n’est en fait rien d’autre qu’un outil, qui peut nous faciliter la vie et nous aider à attendre nos objectifs. Et comme un outil, elle doit rester à notre service.

Ayant tout le temps le nez dans le guidon, nous risquons d’oublier cette évidence, et de nous retrouver nous-mêmes esclaves de notre agenda.

 

Pour éviter ce piège, il faut changer sa philosophie dans la gestion du temps.

Quand on planifié notre journée, l’objectif ne doit pas être de remplir nos agendas jusqu’au la dernière minute disponible. L’objectif doit plutôt être de nous assurer que nous réservons régulièrement des plages de temps pour les choses importantes, pour nos priorités.

Si nous avons les idées claires sur les priorités de notre vie, et nous leur dédions du temps tous les jours, nous nous assurons d’avancer constamment sur ce qui compte pour nous. Pas besoin de vouloir remplir comme un œuf le reste du temps disponible: nous nous sommes déjà occupés de nos priorités. Et c’est ce qui compte.

 

Voilà mes réflexions sur notre relation au temps, et comme nous pouvons modifier notre manière de l’envisager pour favoriser au maximum la réussite de ce qui est important pour nous.

Comme toujours dans le domaine du développement personnel, l’information en soi n’a pas vraiment de valeur. La valeur est dans la mise en pratique.

 

Comment jugez-vous votre relation au temps ? Réussissez-vous à ne pas être victime de votre emploi du temps ?

N’hésitez pas non plus à me dire si ce format plus personnel que d’habitude vous plaît pour une vidéo de temps en temps, ou si vous préférez uniquement la synthèse des livres. Laissez un commentaire ci-dessous !

 

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