L’ennemi, c’est l’ego : comment rester au sommet de Ryan Holiday

A n’importe quel moment de notre vie, nous nous retrouvons dans une de ces étapes :

  • Nous aspirons à réussir quelque chose
  • Nous avons réussi, nous sommes au sommet
  • Nous avons échoué (récemment ou continuellement)

D’après Ryan Holiday, auteur du livre « L’ennemi, c’est l’ego », l’égo est l’ennemi dans chacune de ces étapes. Il nous empêche de construire, maintenir, et retrouver le succès.

 

Dans la vidéo précédente vous avez découvert comment maîtriser l’égo pour monter plus rapidement vers la réussite. Dans cette vidéo, vous allez voir comment éviter que, une fois au sommet, l’ego vous fasse rapidement perdre ce que vous avez acquis.

La prochaine et dernière vidéo vous montrera comment, en cas d’échec, vous pouvez empêcher l’égo de vous maintenir au fond, ou pire encore, de tomber plus bas.

 

Donc finalement, après beaucoup d’efforts et une bonne gestion de votre ego, vous avez réussi à atteindre le sommet. Vous avez obtenu ce que vous souhaitez. Félicitations !!

Maintenant, vous devez faire face à des nouveaux défis, à des nouvelles tentations.

 

L’ego a la capacité de raccourcir sensiblement le temps que nous passons au sommet. Il nous pousse à arrêter d’apprendre, d’écouter, il nous fait perdre de vue les choses essentielles. Nous perdons en sommes les qualités mêmes qui nous ont permis d’arriver au sommet.

Pour maximiser notre temps au sommet, nous pouvons nous appuyer sur la sobriété, l’ouverture d’esprit, l’organisation et la clarté de nos intentions.

 

Comment gérer le succès sans tomber dans les pièges de l’égo ?

Maîtriser l’égo pour rester au sommet

  • Restez toujours un étudiant. Avoir l’approche d’un étudiant n’est pas essentiel seulement au début du chemin. C’est une posture qu’il faut garder toute sa vie : apprenez tout ce que vous pouvez, et de tous ceux que vous rencontrez. Une fois au sommet, la tentation est forte de penser que nous connaissons tout, que nous n’avons plus rien à apprendre. De plus, notre égo nous invite à rester dans notre zone de confort pour éviter de nous sentir bête. Voilà des solutions simples : lisez un livre sur un sujet que vous ne connaissez pas, exposez-vous à des situations où vous êtes le moins sachant dans la pièce. Vous serez probablement inconfortable, mais cela vous permettra de continuer à progresser.

 

  • Ne vous racontez pas d’histoires. Quand on écoute la biographie d’un personnage connu, nous avons l’impression que le chemin pour le succès était clair depuis le départ. Réussir dans le sport ou le spectacle, créer une entreprise, réaliser une idée sont des processus désordonnés. Les raconter rétroactivement crée une clarté qui n’a jamais existée. Quand c’est notre tour d’avoir réussi, il faut éviter la tentation de prétendre que tout se soit passé exactement comme nous l’avons planifié. Au lieu de croire que nous vivons une histoire incroyable, il vaut mieux rester concentré sur l’exécution, sur l’excellence d’exécution. C’est ça qui nous a permis d’arriver au sommet, et c’est ça qui nous permettra d’y rester.

 

  • Qu’est ce qui est important pour vous ? Au départ, nous savons ce que nous voulons accomplir, nous connaissons nos objectifs. Mais une fois au sommet, nous perdons de vue nos priorités. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous avons, nous voulons aussi ce qu’ont les autres. Nous voulons plus que les autres. Cela arrive souvent de dire oui à des choses par vanité, avidité, ou simplement par peur de rater une opportunité. Nous pensons que dire « oui » nous permettra d’avoir plus. En réalité, ces « oui » nous distraient de nos objectifs. Nous gaspillons du temps précieux à faire des choses que nous n’aimons pas, pour en avoir d’autres que nous ne voulons même pas.

 

  • Droit, contrôle et paranoïa. Ces trois illusions peuvent accompagner le succès, en particulier quand le pouvoir est en jeu. Arriver au sommet nécessite des qualités : force de volonté, prise de risque, conviction dans nos idées. Si nous ne faisons pas attention, ces qualités peuvent devenir des handicaps. Le droit suppose: ceci est à moi, je l’ai mérité ! et dévalorise ce qui est des autres. Le contrôle dit : tout doit être fait à ma façon, même les choses les plus petites. La paranoïa pense : je ne peux faire confiance à personne, j’y suis par moi-même et pour moi-même. Nous pouvons surestimer notre puissance, ne pas entendre les critiques : une femme ou un homme intelligent doit se rappeler régulièrement de ses limites.

 

  • Apprenez à vous gérer. Avoir des qualités n’est pas suffisant : il faut apprendre à les gérer. Au début du chemin, nous pouvons compenser la désorganisation par un travail acharné et un peu de chance. Dès que nos responsabilités augmentent, sans organisation nous risquons de couler. Nous devons apprendre à distinguer l’important de l’urgent, à établir les priorités et faire confiance à d’autres pour réaliser le travail. Un rôle de leadership correspond à « faire » de moins en moins, et de plus en plus à prendre des décisions. Nous devons apporter de la clarté : définissez les objectifs et les priorités principales pour vous et votre organisation, centrés uniquement sur les résultats. Ensuite, observez-les et appliquez-les.

 

  • Attention à la maladie de moi. Voilà la trajectoire communément suivie par les grandes équipes sportives : avant les succès, tout le monde travaille ensemble pour l’objectif commun. C’est la phase de « l’escalade innocente ». Avec les premières victoires et l’attention des médias, l’esprit d’équipe faiblit avec l’apparition des individualités et des égos. C’est la phase de la « Maladie de moi », et les résultats en pâtissent. Pour nous, c’est quand nous commençons à penser que nous sommes meilleurs que les autres, que nos problèmes et expériences sont extraordinaires. Seulement en dépassant cette phase, en remettant les objectifs collectifs devant les égos, l’équipe (ou nous-mêmes) pouvons continuer à gagner.

 

  • Méditez sur l’immensité. Les grands leaders à travers l’histoire ont tous connu une période d’isolement, après laquelle ils sont revenus avec une vision et un plan qui ont changé le monde. Cet isolement leur a permis de trouver du recul, impossible dans l’agitation quotidienne. Quand nous rentrons en contact avec cette réalité plus grande que nous, au milieu de la nature où dans un lieu riche d’histoire, nous réalisons que nous sommes un point infinitésimal dans l’immensité de l’univers. Dans ces moments, nous sommes libres et attirés par des questions importantes: Qui suis-je? Qu’est-ce que je fais ? Quel est mon rôle dans le monde? Cela n’arrive pas si nous sommes convaincus que le monde tourne autour de nous.

 

  • Gardez la sobriété. Nous croyons que les gens arrivent au succès grâce à une énergie et un enthousiasme débordants. Nous excusons presque leur égo, parce que nous pensons que c’est un trait de personnalité essentiel pour percer. Quand les accomplissements se succèdent, résister aux attaques de l’égo devient encore plus difficile. Mais carburer à l’égo n’est pas durable sur le long terme. C’est là que la sobriété rentre en jeu : elle est l’antidote idéal pour contrebalancer les tentations du pouvoir. La plupart des gens qui réussissent choisissent la voie de la sobriété. Vous n’avez jamais entendu parlé d’elles ; garder un profil bas les aide à rester concentrées sur le job à faire.

 

En suivant ces conseils de Ryan Holiday, il vous sera plus simple de maîtriser votre égo une fois atteint le succès. Si vous voulez maximiser le temps passé au somment, vous n’avez pas d’autres choix que de vous appuyer sur la sobriété, l’ouverture d’esprit, l’organisation et les intentions.

 

Je vous donne rendez-vous à la prochaine vidéo afin de voir comment éviter les pièges de l’égo dans les moments de difficulté.

Qu’est-ce que vous en pensez de ces conseils ?

Lequel vous simple les plus difficile d’application ?

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