Les heureux secrets pour le bonheur

La semaine dernière vous avez découvert les 3 premiers principes pour profiter d’une vie heureuse et de tous les bénéfices qui en découlent. Cette semaine je vais vous présenter les 4 principes suivants, issus du livre « Comment devenir un optimiste contagieux », de Shawn Achor.

Regardez l’animation :

 

Si cela vous intéresse, vous pouvez aussi regarder la vidéo TED de l’auteur, expliquant de manière intéressante et amusante, les résultats de ses études.

 

Le rebond

Reprenons dans cette vidéo avec le 4ème principe : le rebond. Face à une situation difficile, très souvent nous ne voyons que deux issues possibles : être engloutis par la spirale négative, ou si tout va bien, de la passer sans trop d’impacts.

 

Mais il existe une troisième voie, difficile à détecter et qui est pourtant toujours présente : la voie du rebond, celle qui nous permet de traverser les difficultés et de nous retrouver à l’arrivée dans une situation meilleure que celle de départ.

 

Le cerveau construit constamment des modèles mentaux qui nous permettent de comprendre la réalité complexe qui nous entoure. Toute décision implique ces mappes mentales : dès que nous avons compris où nous nous trouvons, nous évaluons les différents chemins possibles et leur destination finale.

 

Plus les chemins imaginés sont nombreux, plus d’options nous pouvons évaluer et meilleur sera notre choix final.

En cas de stress ou de peur, difficilement nous sommes capables de voir plus de 2 ou 3 solutions à un problème. Le sentiment d’impuissance que l’on ressent dans ces conditions se diffuse très rapidement à tous les domaines de notre vie.

 

Même s’il peut être difficile à repérer, le chemin du rebond est toujours là, quelque part. Savoir qu’il existe augmente notre persévérance pour le chercher.

 

Nous avons tous notre propre « style explicatif », une approche plus au moins positive d’interpréter ce qui nous arrive. Avoir un style explicatif optimiste permet de voir les adversités comme une opportunité pour rebondir, et même si cette attitude est plus naturelle pour certains que pour d’autres, elle peut toujours s’apprendre.

 

Pour cela, nous pouvons utiliser le modèle Adversité – Croyance – Conséquence et Débat.

  • L’adversité est l’événement que nous ne pouvons pas changer.
  • La croyance est ce que nous pensons de cet événement : pourquoi est-il arrivé ? Quelle est sa signification ?
  • La conséquence est ce que nous pensons cet évènement va nous apporter : s’agit-il d’une menace ou une opportunité ?
  • Et pour terminer, le débat : la croyance et la conséquence d’un événement ne sont pas des faits, elles sont notre interprétation. Si notre vision des choses ne nous montre pas l’opportunité cachée dans l’adversité, nous pouvons la challenger jusqu’à percevoir la voie du rebond.

 

Le cercle de Zorro

Le 5ème principe est le cercle de Zorro.

Ce principe est inspiré du film « Le masque de Zorro » : au début de l’histoire, pour apprendre au protagoniste à devenir le héro que tous connaissons, son mentor don Diego trace un petit cercle dans le sable et demande à Zorro de ne combattre que dans ce petit cercle, et d’ignorer tout ce qui se passe à l’extérieur. Les habilités extraordinaires apprises par la suite n’auraient pas été possibles sans maîtriser d’abord ce premier cercle.

 

Ce principe s’applique aussi à notre vie quotidienne. Le sentiment de contrôle et la croyance que nos actions ont des conséquences, sont des leviers importants pour le succès. Des plus grandes perceptions de contrôle portent à des niveaux de bonheur plus élevés, et à une plus forte motivation.

Les gains en productivité, bonheur et santé sont liés à combien de contrôle nous pensons avoir, plus que le niveau de contrôle que nous avons réellement.

 

Malheureusement, face au stress ou à une charge de travail importante, très vite nous tombons victimes d’un sentiment d’impuissance : nous avons l’impressions de ne pas être capables de gérer la situation et de ne plus avoir de l’emprise sur ce qui se passe.

 

Si, par contre, nous concentrons nos efforts sur des petits objectifs, complétement à notre main, nous retrouvons vite le sentiment de contrôle, indispensable à nos performances.

  • Le tout premier cercle à maîtriser est la prise de conscience : nous devons réaliser que nous ressentons une perte de contrôle, et l’exprimer par des mots : à l’oral avec des personnes de confiance, ou à l’écrit dans un journal.
  • Le deuxième objectif est de lister les aspects de la situation sur lesquels nous avons un pouvoir d’action, et ceux en dehors de notre contrôle.
  • Ensuite, il faut concentrer les efforts là où ils peuvent produire des résultats, en adressant un seul aspect à la fois.

 

La règle des 20 secondes

Le 6ème principe est la règle des 20 secondes.

Tant que ces principes de psychologie positive restent une connaissance théorique, ils ont peu de valeur. Pour qu’ils nous aident vraiment, il faut les mettre en action.

 

La raison principale pour laquelle nous rencontrons des difficultés lorsque nous souhaitons changer un comportement, et souvent finissons en échec, est que nous comptons uniquement sur notre force de volonté.

Nombreuses études montrent que nous disposons d’une quantité limitée de force de volonté, qui diminue avec l’usage. Quand il n’y en a plus, nous sommes incapables de tenir nos propositions.

 

Est-ce que cela vous est déjà arrivé d’avoir des grands plans pour les week-end : des expos à voir, faire du sport, et finalement vous retrouver à passer des heures devant la télé ?

Les loisirs passifs comme la télé ou les réseau sociaux sont agréables pendant environs 30 minutes, et ensuite perdent leur intérêt.

Les loisirs actifs au contraire nous engagent plus longtemps, et sont deux fois plus agréables.

Donc pourquoi nous finissons par passer notre journée devant la télé ?

Parce que notre cerveau est biologiquement câblé pour suivre le chemin du moindre effort, et l’inactivité est souvent l’option la plus simple.

 

La règle des 20 secondes a l’objectif d’éliminer la barrière initiale au passage à l’action pour les habitudes à développer, et de la renforcer pour les activités à fuir.

 

Si par exemple vous souhaitez éviter les distractions d’internet pendant votre travail, rendez plus laborieux de vous rendre sur vos sites habituels : enlevez les de vos favoris, évitez la saisie automatique des mots de passe, effacez les jeux addictifs de votre smartphone. En résumé, mettez une barrière supérieure à 20 secondes entre vous et les distractions que vous voulez éviter.

 

Faites l’opposé pour les habitudes positives que vous voulez développer.

Laissez vos affaires de sport à côté du lit pour commencer votre journée avec une activité sportive, posez les livres que vous souhaitez lire à côté du canapé (et cachez la télécommande !).

Bref, faites en sorte de pouvoir démarrer cette activité en moins de 20 secondes.

 

L’investissement social

Le 7ème principe est l’investissement social.

La seule caractéristique commune des 10% des personnes le plus heureuses est la qualité de leurs relations sociales. Cela compte plus que d’autres facteurs comme le niveau d’éducation ou de revenu, le niveau social, l’âge, le sexe, etcetera.

Le support social, c’est à dire la qualité de nos relations, est un facteur aussi important que la tension artérielle, l’obésité, et le tabagisme sur l’espérance de vie.

 

Devant des situations de stress, ou de charge de travail importante, beaucoup de monde réagit en se focalisant uniquement sur les tâches à réaliser et en éliminant tout le reste, en commençant par les moments informels avec les collègues, et le temps passé en famille ou avec les amis.

Mais cette réaction est contre-productive : investir dans des connections sociales est un excellent antidote au stress et facilite l’interprétation de l’adversité comme une opportunité pour grandir et se développer.

 

Contrairement à l’éthique de l’individualisme commune dans notre société, nos liens sociaux non seulement prédisent notre niveau de bonheur, mais aussi notre réussite professionnelle et notre niveau de revenu.

Comprendre l’importance des liens sociaux dans le milieu professionnel est important surtout pour les managers ou les responsables, puisqu’ils ont souvent beaucoup de leviers pour définir les interactions et les rapports interpersonnels de leur équipe.

Une manière très simple pour s’occuper de ses relations sociales est de présenter deux collaborateurs qui ne se connaissent pas encore, ou encore de réagir positivement aux bonnes nouvelles concernant nos collègues de bureau.

 

Voilà, vous connaissez maintenant les 4 derniers principes que Shawn Achor a identifié pour cultiver le bonheur, et qui, réuni aux 3 principes exposé dans la vidéo précédente, vous permettent de profiter de l’avantage que le bonheur apporte dans nos vies personnelles et professionnelles.

Si appliquer un seul de ces principes permet déjà de tirer des bénéfices significatifs, en utiliser plusieurs crée un effet boule de neige qui progressivement influencera tous les aspects de votre vie jusqu’à vous transformer dans un optimiste contagieux.

 

Lequel de ces 7 principes vous a surpris d’avantage ?

Par lequel souhaitez vous commencer pour devenir un optimiste contagieux ?

Laissez un commentaire ci-dessous !

 

 

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